Un livre à recommander
Récemment, j’ai découvert le livre d’Arnaud Tonnelé intitulé « 65 outils pour accompagner le changement ». Je tiens à le remercier d’avoir publié cette mine d’informations pratiques. C’est un plaisir de les redécouvrir, car elles sont parfois d’une simplicité évidente, mais il est toujours bon de les relire.
Le team building est l’un de ces 65 outils. Le point de vue adopté par Arnaud Tonnelé sur le team building correspond parfaitement à l’image que je m’en fais. C’est pourquoi je souhaite partager avec vous sa réflexion.
Le team building « d’avant »
Il décrit d’abord la tendance des années 60-70 aux activités outdoor, festives et ludiques. Comme par exemple des visites, des activités sportives ou autres activités sensationnelles comme le saut à l’élastique. Il développe ensuite 2 limites :
Tout d’abord le manque de but.
En effet, selon l’auteur, « il n’y avait pas de mise en mots, de recul, de réflexion. Or l’objectif du team building reste de réfléchir sur l’équipe, la faire grandir, créer de la cohésion ».
Le sens, c’est exactement ce qui est recherché avec une activité team building qui se termine par un débriefing. Une réflexion sur le « comment étions-nous en équipe dans ce team building ? ». Et « Comment pouvons-nous améliorer notre performance pour la suite ? ».
Et ensuite un résultat contraire à l’effet recherché.
Selon l’auteur, « sauter à l’élastique, il y a des personnes que cela terrifie, mais qui le font quand même à cause de la pression du groupe. Du coup, là où le team building visait à créer de la confiance et de la cohésion, il créait de la peur et de la défiance.»
Tout un chacun doit se sentir en confiance pour apporter sereinement sa contribution à son équipe. Des activités team building accessibles à tout le monde permettent à l’équipe d’évoluer dans un climat bienveillant où personne n’est volontairement mis en difficulté.
« C’est souvent cela que les gens ont en tête lorsqu’on parle de team building. » C’est ce que constate Arnaud Tonnelé avant de défendre une autre vision du team building. « Dans un sens plus large : il désigne alors l’accompagnement d’une équipe tout au long de son existence : le lancement d’un projet, l’arrivée ou le départ d’un collaborateur, une fusion de deux équipes, un changement de métier, un déménagement, une formation, un conflit, etc… ».
Effectivement, rien n’est figé en ce qui concerne la performance d’une équipe. Une équipe est constituée d’êtres humains qui évoluent en permanence dans un contexte qui lui aussi évolue constamment.
Par ailleurs, l’importance du travail d’équipe dans les entreprises n’est plus à démontrer. On sait par exemple que l’esprit d’équipe est au cœur de l’esprit start-up.
Le team-building coaching d’équipe d’aujourd’hui
Face à l’enjeu des équipes en entreprise et le caractère instable de celles-ci. Ainsi, l’auteur précise : « le team building ne relève pas d’une activité ponctuelle, mais s’exerce en continu, et se confond avec la notion de coaching d’équipe. » Je laisse le mot de la fin à Arnaud Tonnelé avec cette image bien trouvée :
« (…) le team building devrait faire partie des pratiques courantes et régulières d’une équipe, comme un automobiliste apporte régulièrement sa voiture se faire réviser, sans attendre la panne. Une équipe, en tant que système vivant fait de relations vivantes, a besoin d’être régulièrement révisée, nettoyée, entretenue : le team building, c’est le plan de maintenance de l’équipe. »
Référence : Arnaud Tonnelé – « 65 outils pour accompagner le changement individuel et collectif » – éditions Eyrolles